BIOCAP

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BIOCAP, Biothèque virtuelle des cancers de l’enfant – rapport final – avril 2019

Présentation

L'objectif général de BIOCAP est de permettre aux chercheurs de toutes les disciplines impliquées en cancérologie pédiatrique d'accéder aux données sur les échantillons tumoraux et constitutionnels conservés dans les tumorothèques et biothèques hospitalières françaises et les annotations recueillies par le Registre National des Cancers de l'Enfant (RNHE+RNTSE). Ce projet est financé depuis l'origine par la Fédération Enfants et Santé. 

Biothèque virtuelle en cancérologie pédiatrique BIOCAP
Coordinatrice : Dr Jacqueline Clavel, MD, PhD, DR1 Inserm,
Registre National des Cancers de l'Enfant
Equipe INSERM d’Epidémiologie des cancers de l’enfant et de l’adolescent, CRESS, UMR1153

SOMMAIRE BIOTHEQUE VIRTUELLE EN CANCEROLOGIE PEDIATRIQUE BIOCAP 1
1. RAPPELS 1
1.1 Communiqué du 28 août 2015 1
1.2 Rapport intermédiaire de 2016 2
2. RAPPORT FINAL 4
2.1 Contexte 4
2.2 Méthodes 5
• Extraction des données de biothèque 5
• Fusion entre les données de biothèques et la base du registre national 6
• Interface de requête 6
• Aspects juridiques 6
2.3 Etat d’avancement - inclusions 9
2.4 Gouvernance de BIOCAP 10
3. PERSPECTIVES 10
4. PUBLICATIONS DE L’EQUIPE SUR LES CANCERS DE L’ENFANT AU COURS DE LA PERIODE 2015-2018 12

1. Rappels

1.1 Communiqué du 28 août 2015
Le projet de biothèque virtuelle nationale BIOCAP a été initié par la SFCE pour permettre aux chercheurs d’accéder
plus facilement aux échantillons biologiques nécessaires à leurs travaux, en assemblant dans un unique registre les
informations issues de différentes bases de données. Cet objectif a été identifié comme une priorité du Plan Cancer
2, et les premières étapes de ce projet ont été développées en Ile-de-France grâce au soutien du Cancéropôle Ilede-France et au travail d’un comité de pilotage transversal associant des cliniciens, des biologistes, des
épidémiologistes et des pathologistes (Pr H Cavé, biologiste, Hôpital Robert-Debré et Inserm ; Dr J Clavel,
épidémiologiste, Inserm ; Dr M Fabre, pathologiste, Hôpital Necker ; A Kestemont, CRB, CHU de Bordeaux ; Pr
C Preudhomme, biologiste, CHU de Lille ; Dr G Schleiermacher, oncopédiatre, Institut Curie et Inserm ; Dr S Taque,
oncopédiatre, CHU de Rennes).
L’approche choisie a été celle d’une collaboration étroite avec les épidémiologistes de l’Inserm qui ont créé le
registre national des cancers de l’enfant1. Le registre est une structure de santé publique, sous tutelle de l’INCa et
de l’InVS, qui identifie tous les enfants atteints d’un cancer ou de certains types de tumeurs bénignes sur l’ensemble
du territoire. Il inclut un ensemble de données validées nécessaire à l’établissement et à la publication des
statistiques nationales (incidence, survie, tendances spatiales et temporelles). A côté de cet enregistrement de
base, le registre inclut des données détaillées sur les traitements reçus par les patients et sur leur suivi.
Au cours des 4 dernières années, les registres se sont ainsi transformés pour constituer un dispositif innovant dédié
à la recherche pluridisciplinaire, qui s’appelle la Plateforme d’observation en cancérologie pédiatrique, et qui est
soutenu par l’Institut National du Cancer et l’ANR2. C’est dans ce nouveau contexte que s’inscrit à présent le
développement de BIOCAP, qui constitue la pièce maitresse de cette Plateforme pour les objectifs de recherche
fondamentale et de recherche translationnelle.
1 le Registre National des Cancers de l'Enfant est constitué de 2 entités, le Registre National des Hémopathies malignes de l’Enfant, basé à Paris, et le
Registre National des Tumeurs Solides de l’Enfant, basé à Nancy.
2 La plateforme fait partie de l’Investissement d’avenir du Grand emprunt HOPE-EPI.
BIOCAP, Biocap virtuelle des cancers de l’enfant – rapport final – avril 2019 2
Dans le cadre du projet BIOCAP, les épidémiologistes recueillent les données des centres de ressources biologiques
sur les échantillons conservés en biothèque, et les accouplent aux données issues du registre pour les mêmes
patients. Tous ces échanges se font conformément aux règlementations dans un environnement de travail sécurisé
et respectueux de la confidentialité des données.
Bien que tenant en peu de mots, le projet a nécessité une refonte complète du fonctionnement du registre,
notamment pour que les bases de données des différents laboratoires (environ 80, 2 bases en moyenne pour
chaque laboratoire) puissent communiquer avec le registre, et être transcrits de façon fiable pour correspondre
aux items recommandés par l’INCa sous la direction du comité de pilotage.
La phase initiale de montage de BIOCAP, financée par le cancéropôle Ile-de-France, a ainsi comporté trois gros
chantiers : (1) la programmation de bases de données et des connections entre bases de données, (2) le cadrage
juridique de ces travaux : obtention des accords de la CNIL pour tous les transferts et enregistrements de données,
préparation des conventions pour ces échanges, mise au point d’une charte d’accès aux données entre les
différents acteurs de BIOCAP et avec les investigateurs potentiels, (3) la constitution de la biothèque virtuelle pour
l’Ile-de-France sur 2009-2011.
Le soutien d’Enfants et santé va permettre de finaliser BIOCAP, de passer au stade d’un recueil de routine et de
mettre en place l’interface d’interrogation à distance de la base de données (la version test de cette interface vient
d’être développée par l’infrastructure BIOBANQUES). Actuellement, les conventions signées ou en cours de
négociation entre l’Inserm et les établissements des biothèques couvrent 75% des cas français et devraient
rapidement couvrir la totalité des cas.
BIOCAP est un projet ambitieux au service des enfants soignés et de leurs parents qui facilitera la recherche de
marqueurs biologiques permettant l’amélioration du diagnostic et des groupes de risques, ainsi que l’identification
de nouvelles cibles thérapeutiques. L’investissement des années précédentes permet aujourd’hui d’aborder avec
confiance sa phase de finalisation.
1.2 Rapport intermédiaire de 2016
Lors du rapport intermédiaire, 42 services participaient à BIOCAP et avaient fourni des informations sur 2 688
patients avec un prélèvement tumoral au diagnostic (10 370 specimens tumoraux recensés). Nous avions mis au
point des procédures permettant de relier les patients de biothèques au registre en utilisant les logiciels de gestion
de laboratoire, et leur logiciel de biothèque pour les relier aux specimens stockés. Une interface de requête a été
développée pour permettre aux investigateurs potentiels de disposer d’informations tabulées sur les données
stockées dans les biothèques.
Un comité de pilotage (COPIL) est en appui de l’équipe projet et décide de la stratégie et des priorités. Il était alors
composé de 2 biologistes hématologues (Pr. Hélène Cavé, Paris Robert Debré, Pr. Claude Preudhomme, Lille), d’une
pathologiste (Dr. Monique Fabre, Paris Necker), de 2 oncopédiatres (Dr. Gudrun Schleiermacher, Curie), et d’une
responsable opérationnelle de CRB (Corinne Perrin, Lyon).
Le CS avait donné un avis réservé sur le rapport de 2016, auquel la coordinatrice avait répondu de façon précise :
Les résultats montrent un bon taux d’inclusion pour île de France entre 2009 et 2013 avec 9082
échantillons de patients recueillis au diagnostic (avec 7628 pour la tumorothèque, 694 pour le non
tumoral sans plus de précision sur le type d’échantillon? cellulothèque serothèque … ?). (NB : l’addition
des 2 ne fait pas 9082..)
L’addition des 2 ne fait pas 9082 parce que l‘information sur la nature tumorale de certains échantillons
n’a pas été trouvée. L’information n’est pas nécessairement manquante, elle peut avoir un format
inhabituel d’où le travail fait avec chacune des biothèques pour paramétrer nos imports.
Pour le reste des centres français : 1288 échantillons de patients recueillis au diagnostic entre 2011 et
2013"
Ce nombre semble “petit”au regard de ceux d’Ile-de-France mais comme indiqué dans le rapport, la
plupart des conventions ont été signées au cours de l’année passée, les biothèques ne sont pas toujours
prêtes à exporter dès la signature de la convention et, une fois l’export fait, il nous faut du temps pour
paramétrer l’import des données et les lier aux données du registre. Ce chiffre correspond aux données
effectivement traitées et validées au moment où nous avons rédigé le rapport, pas à l’ensemble des
données que nous avions reçues.
BIOCAP, Biocap virtuelle des cancers de l’enfant – rapport final – avril 2019 3
Un élément énigmatique : pourquoi les données s’arrêtent ils en 2013 ?
Le plafond de 2013 est dû au fait que nous nous sommes limités aux données validées du registre pour
mettre au point l’inclusion des fichiers des biothèques. Fin 2015, l’année 2013 était la dernière année
validée conformément aux pratiques des registres (n-2). En routine, nous n’attendrons pas l’exhaustivité
d’une année.
Le budget dépensé en 1 an pour le personnel est de 19249 euros alors que le budget prévu pour le
fonctionnement était nettement supérieur. Une explication manque sur ce point (salaire du chef de
projet, data manager etc… financé par d’autres budgets ? Qui est le personnel financé par les 19249 euros
est pour quel personnel ?)"
Le personnel n’a pas été employé sur ce budget il y a un an, mais plus récemment, puisque les CDD
étaient déjà en place au moment du versement et que nous ne pouvions pas les modifier. J’ai eu recours
à d’autres contrats en attendant le versement, ce qui est du reste problématique. Comme indiqué, 2
personnes sont concernées par le financement: un chef de projet et un data manager.
Manquent des résultats pour île de France (où l’expérience est la plus grande) de l’efficacité du système
d’extraction, de la bonne corrélation avec le registre, du nombre de consentement signés etc…
En Ile-de-France, nous avons certes plus de recul sur les inclusions que nous faisons débuter en 2009 au
lieu de 2011 mais la convention avec l’APHP n’a été signée qu’en mars dernier. Toute aide du CS pour la
facilitation des conventions est d’ailleurs tout à fait bienvenue - actuellement, Isabelle Pellier et Nicolas
Sirvent peuvent en témoigner, il nous reste encore les conventions du GOCE (mais les DRC sont d’accord
sur la signature) et de Montpellier (la DRC bloque).
efficacité du système d’extraction,
Dans un très petit nombre de cas de logiciels maison, l’extraction s’avère difficile, mais en règle générale
nous arrivons bien à extraire les données, à automatiser leur harmonisation, leur lien avec le registre, et
leur importation non nominative dans la base de BIOCAP. La première extraction sert à la programmation
des procédures, mais les suivantes sont simples. Comme indiqué dans le rapport, "Les modalités
d’extraction ont été travaillées pour les différents logiciels. Dans certains cas, des procédures ad hoc ont
été programmées pour BIOCAP par les concepteurs des logiciels des biothèques (Tumorotek). Le
principe général est que les extractions demandent peu de temps aux biothèques (1/2 heure)”.
bonne corrélation avec le registre,
Il est indiqué dans le rapport que "Chez les résidents de l’Ile-de-France, où le recul est plus grand (recueil
depuis 2009), 71.8% des patients inclus dans le Registre National des Cancers de l'Enfant ont un
prélèvement identifié dans une biothèque.” Les informations du tableau 2 sont celles que nous pouvons
donner pour le moment
du nombre de consentement signés etc…
L’information sur les consentements signés (et les types de consentements) n’est pas du tout une donnée
présente de façon fiable dans les biothèques pour le moment, nous avons décidé en COPIL de travailler la
faisabilité d’une recherche de ces consentements dans les services de soin. Le CS peut peut-être nous
aider.
Avec le COPIL, nous avons préparé des tableaux descriptifs des inclusions qui feront partie de la
communication auprès des participants et des membres de la SFCE. Nous souhaitons en soumettre le
format au CS (une réunion physique sur la Plateforme est prévue).
Dans les perspectives : Il est inscrit : « permettre aux chercheurs un accès plus facilement aux échantillons
biologiques nécessaires à leurs travaux, en assemblant dans un unique registre les informations issues de
différentes bases de données ». Comment les chercheurs vont pouvoir accéder aux données puis aux
échantillons ? Quelle gouvernance pour les projets ? CS de la SFCE, comités de la SFCE ? et chercheurs ?
Participation des associations de familles ? Enfants et Santé ? Comité de pilotage de BIOCAP ?
La Charte mise au point avec la SFCE prévoit ces points. L’instance prévue est le conseil de Plateforme,
mais la gouvernance est en suspens parce qu’elle est liée à celle de HOPE-EPI. Nous nous demandons
également si l’instance prévue est adéquate: c’est un sujet dont il est prévu de discuter avec les instances
de la SFCE. Comme indiqué dans le rapport: "L’accès aux données devait être possible dès 2016.
L’ouverture a été différée du fait que la charte d’accès aux données doit être validée par les
établissements partenaires de l’investissement d’avenir HOPE-EPI, auquel BIOCAP est lié. Les instances de
BIOCAP, Biocap virtuelle des cancers de l’enfant – rapport final – avril 2019 4
gouvernance chargées de l’accès aux données sont également en discussion avec la SFCE. Elle se fera par
appel à expression d’intérêt annuel ou bisannuel."
Quels objectifs pour les utilisations ?
Ceux des investigateurs
Combien de consentements recueillis en ile de France ?
cf plus haut.
Comment faire pour les consentements non joints à cette tumorothèque ?
à discuter dans les instances une fois évalué le nombre réel de consentements recherche. Des
requalifications peuvent être envisagées
Quel est le lien avec BIOBANQUE qui est citée à plusieurs reprises ?
BIOCAP est membre du réseau BIOBANQUE. Nous nous appuyons sur BIOBANQUE pour certaines
solutions informatiques (ce sont eux qui ont programmé l’interface de requête pour les investigateurs) et
sur leurs travaux sur les problèmes de règlementation et de valorisation (signatures, tarifications,
modèles de convention).
J’émets des réserves sur ce projet compte tenu de l’absence d’éléments permettant d’évaluer réellement
l’aboutissement de son projet et ses perspectives.
Ce rapport intermédiaire n'avait pas vocation à donner des résultats sur l’aboutissement du projet.
Beaucoup de travaux invisibles, comme l’harmonisation des données et des fichiers centre par centre, et
la mise en place des conventions, sont des étapes essentielles décrites dans le rapport.
Le CS n’a pas fait de retour sur ces réponses, ni répondu aux questions posées par la coordinatrice :
Je ne comprends pas cette évaluation réservée, quel est son statut, quelles sont ses conséquences pour le
projet et son financement?
(1) il s’agit d’un rapport d’étape, et c’est donc bien l’avancement et non l’aboutissement du projet qui est
décrit dans le rapport. Comment "l’absence d’éléments permettant d’évaluer réellement l’aboutissement
de son projet” peut-elle donner lieu à un avis réservé du CS sur notre rapport d’étape?
(2) le financement de la fédération Enfants et Santé a été attribué à la SFCE spécifiquement pour le projet
BIOCAP (voir communiqué de presse de l’époque). Je n’ai d'ailleurs pas déposé de projet à un appel
d’offres compétitif, mais collaboré avec les instances de la SFCE pour mettre en place ce projet
structurant inscrit dans le Plan Cancer précédent. Je comprends tout à fait et approuve le principe d’une
évaluation de mon équipe, comme le stipule notre convention, mais cela doit être sur l’objet de ma partie
de la collaboration. Or les questions sur la gouvernance relèvent au moins autant du CS voire du CA que
de moi-même ou du COPIL.
(3) le CS a généré le projet et il est, d’une certaine façon, à la fois juge et partie. Aussi je comprends mal le
sens d'un avis réservé sur le projet. Traduit-il un changement de stratégie scientifique?
(4) La diffusion de cet avis réservé pourrait induire un discrédit du projet tout à fait infondé et
contreproductif. A sa lecture je vois des interrogations, peut-être une sous-estimation du travail, mais
aucune critique, aucune suggestion que le projet aurait pu être conçu ou conduit différemment, aucun
doute sur le fait que BIOCAP fonctionnera, alors pourquoi conclure sur des réserves? Quel sera l’impact
de cette expression décalée sur la confiance de la Fédération, et celle des autres membres de la SFCE?
Néanmoins, la Fédération Enfants, Cancer et Santé, avec l’accord des instances de la SFCE, a versé la totalité du
financement, et autorisé la prolongation des dépenses jusqu’à fin 2018 (avenant de novembre 2016).

2. Rapport final

2.1 Contexte
Le développement de BIOCAP est très lié à celui de la Plateforme d'observation des cancers de l’enfant (Childhood
cancer observation platform, CCOP). Pour mémoire, la CCOP est basée sur le Registre national des cancers de
l'enfant (RNCE) et a ainsi une couverture nationale exhaustive et une vocation pérenne. Son objectif est de collecter,
centraliser, standardiser et mettre à disposition de la recherche en oncologie pédiatrique des données de
diagnostic, de prise en charge, de biothèque et de suivi. L’équipe INSERM d’Epidémiologie des cancers de l’enfant
BIOCAP, Biocap virtuelle des cancers de l’enfant – rapport final – avril 2019 5
et de l’adolescent l’a construite dans la ligne des second et troisième plans cancer, sur les recommandations de
l’INCa et sous l’égide de la SFCE. La CCOP a été financièrement soutenue par l’INCa puis par le programme
d’investissement d’avenir, dans le projet HOPE-EPI où elle était associée aux cohortes FCCSS et LEA. Ces cohortes
ne se sont pas intégrées à l’infrastructure, l’évaluation internationale mi-parcours a conclu à l’échec de HOPE-EPI
dans sa version initiale, et a finalement reconduit une nouvelle version de HOPE-EPI sans ces 2 cohortes.
La construction de la CCOP comportait de nombreuses difficultés techniques et budgétaires, que nous avions
anticipées au mieux : champs disciplinaires nouveaux, complexité des recueils de données et des monitorages,
manipulation de centaines de fichiers, multiples étapes juridiques, nombreux partenaires. Il nous était plus difficile
d’anticiper le changement de stratégie des instances de la SFCE et son impact exorbitant sur le budget et le
calendrier de la CCOP : au total, plusieurs centaines de milliers d’euros et plusieurs années ont été définitivement
perdus, coût auquel s’ajoute la perte plus difficile à chiffrer des collaborations qui n’ont pas eu lieu, et les
dommages collatéraux sur l’activité de surveillance et de recherche épidémiologique de l’Equipe Inserm
d’épidémiologie des cancers de l’enfant et de l’adolescent.
BIOCAP a aussi pâti de ces difficultés, de façon générale puisque le registre n’est pas exhaustif après 2015, et
spécifiquement dans les centres opposés à la CCOP. C’est le cas en Grand Ouest et à Marseille. Les instances de la
SFCE, sollicitées à plusieurs reprises, ne sont pas intervenues en faveur de BIOCAP ou de la CCOP face à l’opposition
du GOCE et de LEA. Le COPIL de BIOCAP, qui a joué un rôle majeur dans le développement de BIOCAP depuis sa
conception, n’a pas la possibilité d’interférer avec la politique nationale de la SFCE.
Enfin, avec ce rapport se termine la phase d’émergence de BIOCAP, qui rentre dans une phase de consolidation et
de fonctionnement de routine. La gouvernance sera adaptée pour cette nouvelle phase et pour organiser l’accès
aux données.
2.2 Méthodes
• Extraction des données de biothèque
Le principe de fonctionnement général de BIOCAP est d’extraire chaque année des biothèques les données
correspondant aux items retenus sans aucune transformation, et d’harmoniser les données de façon centralisée.
Les logiciels utilisés par les biothèques sont variés et pour un logiciel donné les items ne sont pas utilisés de façon
standardisée. Des procédures d’harmonisation ont dû être développées, en relation étroite avec les techniciens et
ingénieurs des biothèques. Les procédures d’import de données sont ainsi paramétrées pour chaque biothèque
pour permettre la lecture adéquate des variables et le remplissage de BIOCAP. La liste des items préconisés par
l’INCa pour les biothèques virtuelles avait été adaptée à la pédiatrie, à l’hématologie et au fonctionnement des
registres (tableau 1).
Les modalités d’extraction ont été travaillées pour les différents logiciels. Dans certains cas, des procédures ad hoc
ont été programmées pour BIOCAP par les concepteurs des logiciels des biothèques (Tumorotek).
De nombreux responsables, techniciens et ingénieurs des tumorothèques pédiatriques et des services d’anatomie
pathologique et d’hématologie biologique ont collaboré à BIOCAP.
Grand-Est : TRFC (Tumorothèque Régionale de Franche-Comté, BB-0033-000024, Besançon); Service d’anatomocytopathologie, Centre Hospitalier Régional de Besançon; CRB Ferdinand Cabanne (BB-0033-000044, Dijon);
Services d’anatomo-cytopathologie et hématologie, Centre Hospitalier Régional Universitaire de Nancy; Services
d’anatomo-cytopathologie et hématologie, Centre Hospitalier Universitaire de Reims; CRB, Hôpitaux Universitaires
de Strasbourg; Services d’anatomo-cytopathologie, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg;
Ile-de-France : Centre de Ressources Biologiques (CRB), Institut Curie (BB-0033-000048, Paris); CRB, Institut
Gustave Roussy (BB-0033-000074, Villejuif); CRB, Paris Sud (BB-0033-000089, Le Kremlin-Bicêtre); Plateforme de
Ressources Biologiques (PRB), Hôpital Necker-Enfants Malades (BB-0033-000065, Paris); Tumorothèque, Hôpital
Saint-Louis (BB-0033-000067, Paris); Biobanque, Hôpital Sainte-Anne (BB-0033-000026, Paris); Services d’anatomocytopathologie et hématologie, Hôpital Robert Debré (Paris); Services d’anatomo-cytopathologie et hématologie,
Hôpital Armand-Trousseau (Paris);
Nord-Ouest : Biobanque, Picardie (BB-0033-000017, Amiens); Service d’anatomo-cytopathologie, Centre
Hospitalier Universitaire d’Amiens-Picardie; CRB, Centre Hospitalier Universitaire Charles Nicolle (Rouen); Service
d’anatomo-cytopathologie, Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille;
BIOCAP, Biocap virtuelle des cancers de l’enfant – rapport final – avril 2019 6
Rhône-Alpes- Auvergne : CRB, Centre Hospitalier Universitaire de Clermont-Ferrand (BB-0033-000039); CRB
cancérologie, Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble (BB-0033-000069); CRB, Hospices Civils de Lyon (BB-
0033-000046); CRB institutionnel, Centre Léon Bérard (BB-0033-000050, Lyon); CRB, Centre Hospitalier
Universitaire de Saint-Etienne (BB-0033-000041);
Sud-Est : Services d’anatomo-cytopathologie, Centre Hospitalier Universitaire de Nice.
Sud-Ouest : CRB Cancer, Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux (BB-0033-000036); Tumorothèque, Centre
Hospitalier Universitaire de Toulouse (BB-0033-000014); HIMIP (Cytothèque hémopathies malignes, BB-0033-
000060, Toulouse);
• Fusion entre les données de biothèques et la base du registre national
Tous les croisements entre les fichiers de la biothèque (SGL et biothèque) et le registre sont réalisés sous SAS sur
un serveur crypté. La base de données de BIOCAP, non nominative, est également réalisée sous SAS.
Relier les données des biothèques et celles des registres n’est pas une opération immédiate. Les biothèques
fournissent les données issues du logiciel de gestion du laboratoire et celles de la base de gestion de leurs
échantillons, qui sont croisées entre elles et avec les données des registres en utilisant les identifiants nominatifs.
Beaucoup d’échantillons des fichiers des biothèques ne sont pas éligibles pour BIOCAP du fait de leur type
(suspicions de tumeurs non avérées, grains de beauté, verrues…) ou parce que ce ne sont pas des prélèvements au
diagnostic mais des rechutes de diagnostics antérieurs. Dans certains centres, seulement 10% des échantillons
s’avèrent éligibles d’où l’importance de procédures fiables d’identification des cas. Les procédures ont été initiées
au cours des études pilotes réalisées sur les données d’Ile-de-France et affinées et adaptées aux différents fichiers.
Au-delà de l’identification des cas, les procédures de croisement doivent permettre de rattacher la tumeur au
diagnostic initial d’une tumeur ou à une rechute. La date du prélèvement et la date du diagnostic des registres
servent de clé de croisement. Pour une pièce opératoire, un délai maximum de 3 mois entre les 2 dates est autorisé
pour affecter l’échantillon au diagnostic initial enregistré. Pour une biopsie ou un myélogramme, le délai ne doit
pas dépasser 8 jours. Des vérifications sont faites au cas par cas. Les délais consentis sont les mêmes pour les
prélèvements de rechute. Le diagnostic intervient également dans l’identification de la tumeur. Dans certaines
biothèques, le diagnostic réel ou suspecté est codé de façon standardisée, dans d’autre cas il est en texte libre,
éventuellement réparti sur plusieurs variables. Des procédures de transcodage des diagnostics littéraux, et des
codes CIM10, CIM-O3 et ADICAP ont été mises au point.
• Interface de requête
Une base a été programmée par BIOBANQUES pour servir d’interface d’interrogation multicritère sur internet,
conformément aux choix établis en ateliers en 3ème réunion nationale et consolidés par le comité de pilotage. La
réponse se fait sous forme de tableaux de données agrégées (Figure 1).
• Aspects juridiques
L’avis favorable du CCTIRS a été obtenue en 2012 et l’autorisation de la CNIL en 2014 (CNIL DR-2014-170). La CCOP
s’est adaptée pour être en conformité avec le RGPD. Une mise à jour de la demande CNIL dans ce nouveau contexte
règlementaire sera nécessaire lors de l’ouverture des données.
De même, les modèles de MTA de l’Inserm sont en révisions pour adaptation au RGPD.
Les conventions de collaboration avec les biothèques couvrent les échanges de données, pas les échanges de
matériel biologique. Elles prévoient un financement de 200 € pour les extractions (1/2 heure de travail spécialisé).
Elles sont signées pour une durée de 12 ans.
BIOCAP, Biocap virtuelle des cancers de l’enfant – rapport final – avril 2019 7
Tableau 1. Catalogue des items de BIOCAP
PATIENT
1 Identifiant Patient du laboratoire Id_patient_labo text
2 Nom du Patient Nom text
3 Prénom du patient Prenom text
4 date de naissance du patient DDN date
5 sexe patient Sexe text
6 consentement du patient pour la recherche Statut_juridique text
7 statut vital du patient Statut_vital text
PRÉLÈVEMENT
8 nom du site de prélèvement

Etablissement_prlvt_lib text
Etablissement_prlvt_finess num
Etablissement_prlvt_service text
Id_prlvt_labo
Date_prlvt
Heure_prlvt
Date_reception
Mode_prlvt
Type_prel
text
date
heure
date
text
text

9 n° de finess du site de prélèvement 10 Service de prélèvement 11 Identifiant prélèvement du laboratoire 12 date de prélèvement 13 heure de prélèvement 14 date de réception du prélèvement 15 Mode de prélèvement 16 Type de prélèvement DIAGNOSTIC
17 classification utilisée Classification text
18 code organe CIMO/SNOMED Code_organe_CIMO text
19 Type lésionnel histopathologique CIM0/SNOMED Type_lesionnel_CIMO text
20 Version de l'ADICAP Version_ADICAP num
21 Code Organe Adicap Code_organe_ADICAP text
22 Type lésionnel histopathologique Adicap Type_lesionnel_ADICAP text
23 Grade Tumoral Grade_tumoral text
24 Stade Tumoral Stade_tumoral text
25 Edition du pTNM Edition_pTNM text
26 pT pT text
27 pN pN text
28 pM pM text
29 Stade de la maladie Stade_maladie text
ÉCHANTILLON
30 Identifiant echantillon du laboratoire Id_echantillon_labo text
31 Echantillon tumoral Echant_tumoral text
32 Mode de conservation Mode_conservation text
33 Type échantillon Type_echant text
34 Nature de l'échantillon Nature_echant text
35 Mode de préparation Mode_preparation text
36 delai de congelation Delai_congelation num
37 date de congelation Date_congelation date
38 heure de congelation Heure_congelation heure
39 Contrôle sur tissu Controle_tissu text
40 Précision sur Contrôle Precision_controle text
41 nombre de tubes Nb_tubes num
42 Pourcentage cellules tumorales Pct_cellules_tum num
43 ADN dérivé ADN_derive text
44 Méthode d'extraction ADN Meth_extraction_ADN text
45 ARN dérivé ARN_derive text
46 Méthode d'extraction ARN Meth_extraction_ARN text
47 Protéines dérivées Prot_derivees text
48 nom du centre de stockage de l'échantillon Centre_stockage_lib text
49 n° finess centre de stockage Centre_stockage_finess num
RESSOURCES BIO
ASSOCIÉES
50 Serum Serum text
51 Plasma Plasma text
52 Sang total Sang_total text
53 autre liquide Autres_liquides text
54 autre liquide / nature Autres_liquides_nature text
55 ADN constitutionnel ADN_constitutionnel text
56 nom du centre de stockage de la ressource biologique associée Centre_stockage_lib text
57 n° finess du centre de stockage de la ressource biologique associée Centre_stockage_finess num
COMPLÉMENTS
58 CR anatomopathologique interrogeable CR_acp text
59 Données Cliniques disponibles dans une base Donnees_cliniques text
60 Inclusion de la tumeur dans un protocole thérapeutique ? Inclusion_protoc_therap text
61 Inclusion de la tumeur dans un protocole de recherche ? Inclusion_protoc_rech text
62 Sortie de l'échantillon Sortie_echant text
63 Nombre de tubes sortis Nb_tubes_sortis num
64 Date de sortie Date_sortie date
65 Lieu d'affectation Lieu_affectation text
66 Sortie sanitaire ou recherche Motif_sortie text
BIOCAP, Biocap virtuelle des cancers de l’enfant – rapport final – avril 2019 8
Figure 1 : Interface de requête de BIOCAP
BIOCAP, Biocap virtuelle des cancers de l’enfant – rapport final – avril 2019 9
2.3 Etat d’avancement - inclusions
Au total, 43 des 65 biothèques identifiées ont participé à BIOCAP (tableau 2). Il s’agit de 12 CRB, 13 services
d’anatomie-cytologie pathologique, et 18 services d’hématologie biologique. Ces biothèques ont permis d’associer
aux données du registre les échantillons provenant de 9 578 patients (48 021 échantillons). Parmi eux, 7 003
patients (22 761 échantillons) sont recensés avec du matériel pour au moins 1 échantillon tumoral au diagnostic
(tableau 3).
Chez les résidents de l’Ile-de-France, où le recul est plus grand (recueil depuis 2009), 65% des patients inclus dans
ont au moins un prélèvement tumoral au diagnostic recensé dans une biothèque (11% ont également un
prélèvement non tumoral). Cette proportion est de 64% en Grand-Est, mais 45% en Rhône-Alpes Auvergne, et 39%
en Sud-Ouest.
Le tableau 4 montre la répartition du type d’échantillon disponible pour les cas avec un prélèvement tumoral au
diagnostic.
L’information sur l’obtention d’un consentement à la recherche n’est présente que pour 17% des cas (plus dans les
CRB que dans les services ACP/hémato). Une partie des consentements est présente dans les services de soin et
pourra être mise à jour dans BIOCAP avec des ressources supplémentaires. Toutefois, un consentement n’est pas
toujours remis et nous nous en sommes inquiétés auprès du CS. En effet, à l’initiation de BIOCAP, il était prévu
qu’un consentement systématique commun aux services d’oncopédiatrie soit rapidement mis en place mais lors
de l’enquête que nous avons menée en 2016 il n’était pas encore finalisé. Cette enquête a montré que la
proposition d’un consentement pour l’utilisation des prélèvements était encore très inconstante.
Tableau 2. Participation des biothèques par type et par inter-région
CRB ACP Hémato Total
Inter-région (période) Total Inclus Total Inclus Total Inclus Total Inclus
Grand Est (2011-2015) 2 2 3 3 4 4 9 9

Grand Ouest (2011-2015) 3 0 7 0 7 0 17 0
Ile De France (2009-2015) 2 2 5 5 4 4 11 11
Nord Ouest (2011-2015) 1 1 2 2 3 3 6 6
Rhone Alpes Auvergne (2011-2015) 7 6 0 0 3 3 10 9
Sud Est (2011-2015) 0 0 3 1 3 1 6 2
Sud Ouest (2011-2015) 1 1 2 2 3 3 6 6
Total 16 12 22 13 27 18 65 43

CRB : Centre de ressources biologiques ; ACP : service d’anatomie-cytologie pathologique ; Hémato : service
d’hématologie biologique.
Tableau 3. Nombre de patients et échantillons pour lesquels des données de biothèques ont été transmises et
répartition en fonction de leur statut après croisement avec le RNCE

Inter-région (période)
Patients (échantillons)
Reçus Identifiés
RNCE
Inclus au
diagnostic
Echantillon
tumoral

Grand Est (2011-2015) 1769 (5462) 1137 (4413) 942 (2780) 927 (2455)
Grand Ouest (2011-2015) . . . . . . . .
Ile De France (2009-2015) 19648 (67590) 6307 (35815) 4616 (18340) 4282 (15641)
Nord Ouest (2011-2015) 1771 (3199) 853 (1857) 715 (1354) 708 (1177)
Rhone Alpes Auvergne 8160 (11664) 903 (2558) 685 (1793) 630 (1454)
Sud Est (2011-2015) 143 (316) 109 (272) 95 (192) 95 (192)
Sud Ouest (2011-2015) 1094 (3680) 766 (3106) 612 (1938) 598 (1842)
Total 32585 (91911) 9578 (48021) 7407 (26397) 7003 (22761)
BIOCAP, Biocap virtuelle des cancers de l’enfant – rapport final – avril 2019 10
Tableau 4. Répartition des patients avec au moins un échantillon tumoral au diagnostic, par type de prélèvement,
par catégorie de diagnostic
Ponction,
myélogramme
Biopsie Pièce
opératoire
Autre Total
I Leucémie 2060 105 44 36 2245
II Lymphome 88 289 370 50 797
III Tumeur du SNC 28 110 1378 5 1521
IV Neuroblastome 44 62 335 7 448
V Rétinoblastome 0 0 11 139 150
VI Tumeur du rein 2 6 349 11 368
VII Tumeur du foie 4 3 67 1 75
VIII Tumeur osseuse 33 80 251 6 370
IX Tumeur des tissus
mous
23 90 326 16 455
X Tumeur germinale 7 22 243 7 279
XI Carcinome 5 27 196 8 236
XII Autre 1 2 18 0 21
Total 2309 809 3606 279 7003
2.4 Gouvernance de BIOCAP
Une gouvernance provisoire a été mise en place pour la phase de construction de BIOCAP. L’équipe projet incluait
une chef de projet, Camille Boin, pharmacienne, qui a quitté l’équipe en mars 2018, et un ingénieur data manager,
Sofiène Ben Salha, dont l’activité se poursuit à temps partiel sur BIOCAP. Le data manager est responsable des
programmes d’harmonisation des données et de transformation des fichiers natifs en fichiers formatés pour
BIOCAP et les items du référentiel. Il construit les fichiers de vérifications avec les sources et produit les indicateurs
d’avancement mensuels
La charte prévoit que l’accès aux données de BIOCAP doit passer par le comité de pilotage de la Plateforme, qui
doit être repensée avec les tutelles de l’équipe projet INSERM, Paris-Descartes et INCA, les responsables de la base
de radiothérapie PediaRT et le COPIL de BIOCAP.
Le temps de l’ouverture des données étant venu, la coordination de BIOCAP pour la phase de consolidation puis en
routine doit être exercée par les anatomopathologistes et les biologistes, avec le soutien de l’équipe projet INSERM.
Cette coordination a été confiée à Frédérique Dijoud, Pascale Varlet et Hélène Cavé, les trois membres cooptés de
l’actuel comité de pilotage de la Plateforme.


3. Perspectives


• Recueils de données en routine
Le financement de BIOCAP est une priorité : actuellement il n’y a aucun financement. L’investissement que nous
avons fait permet de réduire considérablement les coûts de fonctionnement, puisqu’une partie de l’activité est
mutualisée avec les autres activités de la Plateforme, notamment pour l’ouverture aux investigateurs, et que
beaucoup d’étapes ont été automatisées.
Une fois le financement assuré, des étapes importantes pour les chercheurs sont à faire.
® assurer les recueils des consentements
L’information sur les consentements est rarement présente dans les biothèques, il faut la rechercher dans
les services en précisant le type de consentement obtenu. A l’initiation de BIOCAP, le CS avait lancé une
campagne de sensibilisation des cliniciens et l’élaboration d’un consentement commun.
BIOCAP, Biocap virtuelle des cancers de l’enfant – rapport final – avril 2019 11
® identifier le matériel biologique constitutionnel
Ce matériel n’est pas obligatoirement stocké dans les mêmes biothèques. A l’initiation de BIOCAP, le CS
avait souhaité stimuler le stockage systématique d’échantillons constitutionnels. Si cela a bien été fait, les
données sur ces prélèvements pourront être jointes à celles des prélèvements tumoraux. A l’heure actuelle,
entre 15 et 20% des tumeurs peuvent être couplées à du tissu (ou cellules) non tumoral
® identifier le matériel biologique des rechutes
Les procédures pour ce dernier point sont en cours.
• Gouvernance et ouverture à la communauté scientifique
La nouvelle gouvernance devra mettre en place l’accès aux données, et les modalités de communication
permettant de faire connaître aux investigateurs potentiels les échantillons disponibles et les annotations
associées, la présence de consentement, l’interface d’interrogation de la base.
L’accès aux données devait être possible dès 2016. L’ouverture a été différée du fait que la charte d’accès aux
données doit être validée par les établissements partenaires de l’investissement d’avenir HOPE-EPI, auquel BIOCAP
est lié.
Des aspects juridiques de valorisation des biobanques et des autres acteurs doivent aussi être résolus.
BIOCAP, Biocap virtuelle des cancers de l’enfant – rapport final – avril 2019 12

4. Publications de l’équipe sur les cancers de l’enfant au cours de la période 2015-2018

1. Rios P, Bailey HD, Poulalhon C, Valteau-Couanet D, Schleiermacher G, Bergeron C, Petit A, Defachelles AS, Gambart
M, Sirvent N, Ducassou S, Munzer C, Orsi L, Lacour B, Clavel J. Parental smoking, maternal alcohol consumption
during pregnancy and the risk of neuroblastoma in children. A pooled analysis of the ESCALE and ESTELLE French
studies. Int J Cancer. 2019.
2. Amoon AT, Crespi CM, Ahlbom A, Bhatnagar M, Bray I, Bunch KJ, Clavel J, Feychting M, Hemon D, Johansen C, Kreis
C, Malagoli C, Marquant F, Pedersen C, Raaschou-Nielsen O, Roosli M, Spycher BD, Sudan M, Swanson J, Tittarelli A,
Tuck DM, Tynes T, Vergara X, Vinceti M, Wunsch-Filho V, Kheifets L. Proximity to overhead power lines and childhood
leukaemia: an international pooled analysis. Br J Cancer. 2018;119(3):364-73.
3. Bonaventure A, Orsi L, Rudant J, Goujon-Bellec S, Leverger G, Baruchel A, Bertrand Y, Nelken B, Pasquet M, Michel
G, Sirvent N, Chastagner P, Ducassou S, Thomas C, Besse C, Hemon D, Clavel J. Genetic polymorphisms of Th2
interleukins, history of asthma or eczema and childhood acute lymphoid leukaemia: Findings from the ESCALE study
(SFCE). Cancer Epidemiol. 2018;55:96-103.
4. Goujon S, Kyrimi E, Faure L, Guissou S, Hemon D, Lacour B, Clavel J. Spatial and temporal variations of childhood
cancers: Literature review and contribution of the French national registry. Cancer med. 2018;7(10):5299-314.
5. Lupatsch JE, Bailey HD, Lacour B, Dufour C, Bertozzi AI, Leblond P, Faure-Conter C, Pellier I, Freycon C, Doz F, Puget
S, Ducassou S, Orsi L, Clavel J. Childhood brain tumours, early infections and immune stimulation: A pooled analysis
of the ESCALE and ESTELLE case-control studies (SFCE, France). Cancer Epidemiol. 2018;52:1-9.
6. Lupo P, Mueller B, Clavel J, Dockerty J, Ezzat S, Hansen J, Heck J, Infante-Rivard C, Magnani C, Metayer C, Milne E,
Mora AM, Petridou E, Pombo-de-Oliveira M, Roman E, Schuz J, Vinceti M, Spector L, Scheurer M. Congenital
Anomalies and Risk of Childhood Leukemia: A Pooled Analysis from the Childhood Leukemia International
Consortium (CLIC). Pediatr Blood Cancer. 2018;65:S17-S.
7. Marquant F, Demoury C, Ielsch G, Laurier D, Hemon D, Clavel J. Response to comment on "Indoor terrestrial gamma
dose rate mapping in France: A case study using two different geostatistical models" by Warnery et al. J Environ
Radioact. 2018;182:174-6.
8. Milne E, Greenop KR, Petridou E, Bailey HD, Orsi L, Kang AY, Baka M, Bonaventure A, Kourti M, Metayer C, Clavel J.
Maternal consumption of coffee and tea during pregnancy and risk of childhood ALL: a pooled analysis from the
childhood Leukemia International Consortium. Cancer Causes Control. 2018;29(6):539-50.
9. Orsi L, Magnani C, Petridou ET, Dockerty JD, Metayer C, Milne E, Bailey HD, Dessypris N, Kang AY, Wesseling C,
Infante-Rivard C, Wünsch-Filho V, Mora AM, Spector LG, Clavel J. Living on a farm, contact with farm animals and
pets, and childhood acute lymphoblastic leukemia: pooled and meta-analyses from the Childhood Leukemia
International Consortium. Cancer Med. 2018;42(6):1961-17.
10. Tikellis G, Dwyer T, Paltiel O, Phillips GS, Lemeshow S, Golding J, Northstone K, Boyd A, Olsen S, Ghantous A, Herceg
Z, Ward MH, Haberg SE, Magnus P, Olsen J, Strom M, Mahabir S, Jones RR, Ponsonby AL, Clavel J, Charles MA,
Trevathan E, Qian ZM, Maule MM, Qiu X, Hong YC, Brandelise S, Roman E, Wake M, He JR, Linet MS, Int Childhood
Canc C. The International Childhood Cancer Cohort Consortium (I4C): A research platform of prospective cohorts for
studying the aetiology of childhood cancers. Paediatr Perinat Epidemiol. 2018;32(6):568-83.
11. Vidart d'Egurbide Bagazgoitia N, Bailey HD, Orsi L, Lacour B, Guerrini-Rousseau L, Bertozzi AI, Leblond P, FaureConter C, Pellier I, Freycon C, Doz F, Puget S, Ducassou S, Clavel J. Maternal residential pesticide use during
pregnancy and risk of malignant childhood brain tumors: A pooled analysis of the ESCALE and ESTELLE studies (SFCE).
Int J Cancer. 2018;142(3):489-97.
12. Bailey HD, Lacour B, Guerrini-Rousseau L, Bertozzi A-I, Leblond P, Faure-Conter C, Pellier I, Freycon C, Doz F, Puget
S, Ducassou S, Orsi L, Clavel J. Parental smoking, maternal alcohol, coffee and tea consumption and the risk of
childhood brain tumours: the ESTELLE and ESCALE studies (SFCE, France). Cancer Causes Control. 2017;28(7):719-
32.
13. Bailey HD, Rios P, Lacour B, Guerrini-Rousseau L, Bertozzi A-I, Leblond P, Faure-Conter C, Pellier I, Freycon C, Michon
J, Puget S, Ducassou S, Orsi L, Clavel J. Factors related to pregnancy and birth and the risk of childhood brain tumours:
The ESTELLE and ESCALE studies (SFCE, France). Int J Cancer. 2017;140(8):1757-69.
14. Bonaventure A, Harewood R, Stiller CA, Gatta G, Clavel J, Stefan DC, Carreira H, Spika D, Marcos-Gragera R, PerisBonet R, Pineros M, Sant M, Kuehni CE, Murphy MFG, Coleman MP, Allemani C, Group CW. Worldwide comparison
of survival from childhood leukaemia for 1995-2009, by subtype, age, and sex (CONCORD-2): a population-based
study of individual data for 89 828 children from 198 registries in 53 countries. Lancet Haematol. 2017;4(5):e202-
e17.
15. Clay-Gilmour AI, Hahn T, Preus LM, Onel K, Skol A, Hungate E, Zhu Q, Haiman CA, Stram DO, Pooler L, Sheng X, Yan
L, Liu Q, Hu Q, Liu S, Battaglia S, Zhu X, Block AW, Sait SNJ, Karaesmen E, Rizvi A, Weisdorf DJ, Ambrosone CB, Tritchler
D, Ellinghaus E, Ellinghaus D, Stanulla M, Clavel J, Orsi L, Spellman S, Pasquini MC, McCarthy PL, Sucheston-Campbell
BIOCAP, Biocap virtuelle des cancers de l’enfant – rapport final – avril 2019 13
LE. Genetic association with B-cell acute lymphoblastic leukemia in allogeneic transplant patients differs by age and
sex. Blood Adv. 2017;1(20):1717-28.
16. Coste A, Hémon D, Orsi L, Boniol M, Doré J-F, Faure L, Clavel J, Goujon S. Residential exposure to ultraviolet light and
risk of precursor B-cell acute lymphoblastic leukemia: assessing the role of individual risk factors, the ESCALE and
ESTELLE studies. Cancer Causes Control. 2017;28(10):1075-83.
17. Desandes E, Brugieres L, Clavel J, Monnereau A, Lacour B. Pathways of Care for Adolescent and Young Adult Patients
with Cancer Diagnosed in 2012 or 2013 in France. Pediatr Blood Cancer. 2017;64:S10.
18. Hleyhel M, Goujon S, Sibiude J, Tubiana R, Dollfus C, Faye A, Mandelbrot L, Clavel J, Warszawski J, Blanche S, Group
AFPCs. Risk of cancer in children exposed to antiretroviral nucleoside analogues in utero: The french experience.
Environ Mol Mutagen. 2017.
19. Cave H, Caye A, Strullu M, Aladjidi N, Vignal C, Ferster A, Mechinaud F, Domenech C, Pierri F, Contet A, Cacheux V,
Irving J, Kratz C, Clavel J, Verloes A. Acute lymphoblastic leukemia in the context of RASopathies. Eur J Med Genet.
2016;59(3):173-8.
20. Demoury C, Marquant F, Ielsch G, Goujon S, Debayle C, Faure L, Coste A, Laurent O, Guillevic J, Laurier D, Hémon D,
Clavel J. Residential Exposure to Natural Background Radiation and Risk of Childhood Acute Leukemia in France,
1990–2009. Environ Health Perspect. 2016;125(4):1-25.
21. Derouet A, Petit A, Baruchel A, Clavel J, Brethon B, Bertrand Y, Lutz P, Nacka F, Ducassou S. Impact of therapy in a
cohort of unselected children with Down Syndrome-associated Acute Lymphoblastic Leukaemia. Br J Haematol.
2016;174(6):983-5.
22. Desandes E, Brugières L, Laurence V, Berger C, Kanold J, Tron I, Clavel J, Lacour B. Survival of adolescents with cancer
treated at pediatric versus adult oncology treatment centers in France. Pediatr Blood Cancer. 2016;64(5):e26326-8.
23. Febvey O, Schuez J, Bailey HD, Clavel J, Lacour B, Orsi L, Lightfoot T, Roman E, Vermeulen R, Kromhout H, Olsson A.
Risk of Central Nervous System Tumors in Children Related to Parental Occupational Pesticide Exposures in three
European Case-Control Studies. J Occup Environ Med. 2016;58(10):1046-52.
24. Hleyhel M, Goujon S, Delteil C, Vasiljevic A, Luzi S, Stephan J-L, Reliquet V, Jannier S, Tubiana R, Dollfus C, Faye A,
Mandelbrot L, Clavel J, Warszawski J, Blanche S. Risk of cancer in children exposed to didanosine in utero. Aids.
2016;30(8):1245-56.
25. Hungate EA, Vora SR, Gamazon ER, Moriyama T, Best T, Hulur I, Lee Y, Evans T-J, Ellinghaus E, Stanulla M, Rudant
Jer, Orsi L, Clavel J, Milne E, Scott RJ, Pui C-H, Cox NJ, Loh ML, Yang JJ, Skol AD, Onel K. A variant at 9p21.3 functionally
implicates CDKN2B in paediatric B-cell precursor acute lymphoblastic leukaemia aetiology. Nat Commun. 2016;7:1-
11.
26. Marcotte EL, Thomopoulos TP, Infante-Rivard C, Clavel J, Petridou ET, Schuz J, Ezzat S, Dockerty JD, Metayer C,
Magnani C, Scheurer ME, Mueller BA, Mora AM, Wesseling C, Skalkidou A, Rashed WM, Francis SS, Ajrouche R,
Erdmann F, Orsi L, Spector LG. Caesarean delivery and risk of childhood leukaemia: a pooled analysis from the
Childhood Leukemia International Consortium (CLIC). Lancet Haematol. 2016;3(4):E176-E85.
27. Marquant F, Goujon S, Faure L, Guissou S, Orsi L, Hémon D, Lacour B, Clavel J. Risk of Childhood Cancer and Socioeconomic Disparities: Results of the French Nationwide Study Geocap 2002-2010. Paediatr Perinat Epidemiol.
2016;30(6):612-22.
28. Metayer C, Petridou E, Aranguré JMM, Roman E, Schüz J, Magnani C, Mora AM, Mueller BA, de Oliveira MSP,
Dockerty JD, McCauley K, Lightfoot T, Hatzipantelis E, Rudant J, Flores-Lujano J, Kaatsch P, Miligi L, Wesseling C,
Doody DR, Moschovi M, Orsi L, Mattioli S, Selvin S, Kang AY, Clavel J. Parental Tobacco Smoking and Acute Myeloid
Leukemia: The Childhood Leukemia International Consortium. Am J Epidemiol. 2016;184(4):261-73.
29. Rios P, Bailey HD, Orsi L, Lacour B, Valteau-Couanet D, Levy D, Corradini N, Leverger G, Defachelles A-S, Gambart M,
Sirvent N, Thebaud E, Ducassou S, Clavel J. Risk of neuroblastoma, birth-related characteristics, congenital
malformations and perinatal exposures: A pooled analysis of the ESCALE and ESTELLE French studies (SFCE). Int J
Cancer. 2016;139(9):1936-48.
30. Seror E, Donadieu J, Pacquement H, Abbou S, Lambilliotte A, Schell M, Curtillet C, Gandemer V, Pasquet M, Aladjidi
N, Lutz P, Schmitt C, Deville A, Minckes O, Vanier JP, Armari-Alla C, Thomas C, Gorde-Grosjean S, Millot F, Blouin P,
Garnier N, Coze C, Devoldere C, Reguerre Y, Helfre S, Claude L, Clavel J, Oberlin O, Landman-Parker J, Leblanc T.
Combined therapy in children and adolescents with classical Hodgkin's lymphoma: A report from the SFCE on MDH-
03 national guidelines. Pediatr Hematol Oncol. 2016;33(7-8):423-37.
31. Ajrouche R, Rudant J, Orsi L, Petit A, Baruchel A, Lambilliotte A, Gambart M, Michel G, Bertrand Y, Ducassou S,
Gandemer V, Paillard C, Saumet L, Blin N, mon DHe, Clavel J. Childhood acute lymphoblastic leukaemia and indicators
of early immune stimulation: the Estelle study (SFCE). Br J Cancer. 2015;112(6):1017-26.
32. Bailey HD, Infante-Rivard C, Metayer C, Clavel J, Lightfoot T, Kaatsch P, Roman E, Magnani C, Spector LG, Th Petridou
E, Milne E, Dockerty JD, Miligi L, Armstrong BK, Rudant J, Fritschi L, Simpson J, Zhang L, Rondelli R, Baka M, Orsi L,
BIOCAP, Biocap virtuelle des cancers de l’enfant – rapport final – avril 2019 14
Moschovi M, Kang AY, Schüz J. Home pesticide exposures and risk of childhood leukemia: Findings from the
childhood leukemia international consortium. Int J Cancer. 2015;137(11):2644-63.
33. Bailey HD, Metayer C, Milne E, Petridou ET, Infante-Rivard C, Spector LG, Clavel J, Dockerty JD, Zhang L, Armstrong
BK, Rudant J, Fritschi L, Amigou A, Hatzipantelis E, Kang AY, Stiakaki E, Schüz J. Home paint exposures and risk of
childhood acute lymphoblastic leukemia: findings from the Childhood Leukemia International Consortium. Cancer
Causes Control. 2015;26(9):1257-70.
34. Coste A, Goujon S, Boniol M, Marquant F, Faure L, Doré J-F, Hémon D, Clavel J. Residential exposure to solar
ultraviolet radiation and incidence of childhood hematological malignancies in France Cancer Causes Control.
2015:1-13.
35. Houot J, Marquant F, Goujon S, Faure L, Honoré C, Roth M-H, Hémon D, Clavel J. Residential Proximity to HeavyTraffic Roads, Benzene Exposure, and Childhood Leukemia-The GEOCAP Study, 2002-2007. Am J Epidemiol.
2015;182(8):685-93.
36. Orsi L, Rudant J, Ajrouche R, Leverger G, Baruchel A, Nelken B, Pasquet M, Michel G, Bertrand Y, Ducassou S,
Gandemer V, Lutz P, Saumet L, Moreau P, Hemon D, Clavel J. Parental smoking, maternal alcohol, coffee and tea
consumption during pregnancy, and childhood acute leukemia: the ESTELLE study. Cancer Causes Control.
2015;26(7):1003-17.
37. Rudant J, Lightfoot T, Urayama KY, Petridou E, Dockerty JD, Magnani C, Milne E, Spector LG, Ashton LJ, Dessypris N,
Kang AY, Miller M, Rondelli R, Simpson J, Stiakaki E, Orsi L, Roman E, Metayer C, Infante-Rivard C, Clavel J. Childhood
Acute Lymphoblastic Leukemia and Indicators of Early Immune Stimulation: A Childhood Leukemia International
Consortium Study. Am J Epidemiol. 2015;181(8):549-62.
38. Rudant J, Orsi L, Bonaventure A, Goujon-Bellec S, Baruchel A, Petit A, Bertrand Y, Nelken B, Pasquet M, Michel G,
Saumet L, Chastagner P, Ducassou S, Reguerre Y, Hemon D, Clavel J. ARID5B, IKZF1 and non-genetic factors in the
etiology of childhood acute lymphoblastic leukemia: the ESCALE study. PLoS One. 2015;10(3):e0121348.

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