Résumé grand public

SYNOBIOP : résumé final

Je me permets de vous joindre l'article qui finalise le projet SYNOBIO auquel vous avez, avec votre association, contribué grandement.
Merci encore de votre aide,

Très chaleureusement,
Daniel Orbach, pédiatre.



Le synovialosarcome est un cancer rare de l'adolescent et du jeune adulte survenant principalement au niveau des membres. L’âge médian de cette maladie est de 32 ans et 30% surviennent avant l’âge de 20 ans. Il s’agit d’une maladie nécessitant un traitement par chirurgie et parfois de la radiothérapie, voire de la chimiothérapie. L'évolution semble différente si la maladie survient en pédiatrie ou chez l'adulte alors qu'il semble s'agir de la même maladie. Les enfants et les adolescents atteints de cette maladie ont, en effet, une évolution plus favorable avec des tumeurs qui répondent mieux aux chimiothérapies classiques et de meilleures possibilités de guérison que les adultes. Quelques données récentes semblent montrer que le nombre de chromosomes et leur répartition dans les cellules de la tumeur, analysés par une technique moderne appelée CGH (hybridation génomique comparative), permettraient de différencier les tumeurs qui auront une évolution favorable et celles qui développeront des métastases.

Le but de ce projet original a été de regarder si ce test CGH permettait de définir, chez les enfants et les adolescents atteints de synovialosarcomes, quelle maladie est à risque de s’étendre et donc nécessiterait de la chimiothérapie et quelle maladie aura tendance à rester localisée et pourrait n’être traitée « que » par une opération et de la radiothérapie focale sans médicament de chimiothérapie.

L’étude SYNOBIO, financièrement soutenue par l’association Enfants, Cancers et Santé a analysé en France (D Orbach, Institut Curie à Paris et D Ranchère, IHOP à Lyon) les tumeurs de 61 enfants et adolescents (âge médian 13 ans) atteints de synovialosarcomes et antérieurement traités en Europe dans une étude appelée « NRSTS 05 » pour étudier si « une CGH favorable » est associée à une bonne évolution de la maladie.

Les résultats ont montré que les patients ayant une CGH défavorable ont 4,8 fois plus de risque de métastases que les autres. Ce test biologique, analysable facilement dès le diagnostic de ce type de sarcome rare, permet donc de prédire le risque de métastases. Ces résultats vont aider à décider quels patients après l’opération de leur tumeur auront besoin de chimiothérapie dans l’avenir.