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Témoignage d'une victoire

Anne Laprie

Professeur, Oncologue Radiothérapeute (Institut Claudius Regaud - INSERM U1214 ToNIC Toulouse NeuroImaging Center - Institut Universitaire du Cancer Toulouse - Oncopole)

anne laprie
Anne Laprie

Votre aide a été un élément déterminant

« Au moment du bilan intermédiaire du projet EPENDYMOMICS TOX que l’association Enfants Cancers Santé a soutenu, je voulais vous remercier, en mon nom et de la part de toute mon équipe. Nous avons mené la recherche prévue.

L’épendymome, une des tumeurs cérébrales de l’enfant, est traitée par chirurgie et radiothérapie, soit en modulation d’intensité, soit en protonthérapie, qui a le potentiel de mieux protéger les organes à risques. Mais, selon des études internationales, la protonthérapie induirait une toxicité grave sur le tronc cérébral, ce qui en limitait l’utilisation. Les cliniciens avaient besoin de mieux évaluer les risques de toxicité et l’apport de l’imagerie pour faire le choix de la technique la plus adaptée aux patients et les suivre. 

L’association Enfants Cancer et Santé a soutenu les travaux de mon équipe, menés en collaboration avec tous les oncologues radiothérapeutes de France. Nous avons étudié les caractéristiques et les risques de la toxicité après radiothérapie dont la moitié en protons, et pu analyser l’apparition d’anomalies d’imagerie, leur évolution, et constaté jusqu’à présent l’absence de toxicité symptomatique et communiqué à l’oral ces résultats au congrès européen de d’oncologie radiothérapie et au congrès international d’oncologie radiothérapie pédiatrique. Nous élargissons actuellement la cohorte étudiée. 

Grâce à cet apport financier, le projet « Ependymomics tox » a rassemblé des cliniciens,  une équipe de recherche en imagerie et physique, et une équipe de biostatistiques dans le but d’optimiser les indications de protonthérapie et de permettre aux cliniciens de choisir le traitement optimal en minimisant les séquelles et en progressant dans l’analyse des imageries de suivi pour optimiser les surveillances post-thérapeutiques. Cet apport financier a donc permis non seulement de répondre à une question clinique cruciale, mais également de préparer une autre étape, « Ependymomics », financée depuis par l’Institut national du Cancer, qui utilisera l’intelligence artificielle, pour augmenter la compréhension des mécanismes de rechute de cette maladie. 

Votre aide a été ainsi un élément déterminant pour amplifier ce projet. Il a par ailleurs contribué à embaucher en CDI la chercheuse expérimentée qui travaille avec moi depuis des années sur cette thématique. C’est donc une grande aide que vous apportez à notre thématique de recherche sur les tumeurs cérébrales de l’enfant. »